samedi 24 octobre 2015

Rendez-vous sur Songazine.fr

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Long live rock and roll.

Jérôme "right from the start" V.

songazine.contact@gmail.com

jeudi 24 septembre 2015

Aaron tells me : interview de Simon Buret, moitié d’un brillant duo…

Nous avons aimé et chroniqué (ici) le bel et nouvel album du groupe Aaron, We Cut the night. Parler avec son chanteur fut un plaisir, en voici le résumé.

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Cela fera 10 ans en 2017 que le groupe existe. 
Pas de redondance, ils ne sont pas blasés. Trois albums déjà sortis et encore surpris par l’engouement qu’ils suscitent. Ils ont du succès et ça continue !
Le nouvel album est très bien accueilli par de nombreux médias (un an et demi de labeur acharné, NDLR)  et Simon Buret me parle de la bienveillance qu’il ressent de leur part, du fait que les journalistes grand public ou spécialisés sont curieux de leur travail, car c’est bien son travail, son œuvre qu’Aaron met en avant. Nous parlons aussi du journal ELLE, qui les a chroniqués avec grâce. Tout le monde lit la presse féminine, ELLE, et nous les hommes aussi ! 
Plus sérieusement, les Aaron sont heureux de rencontrer le grand public et de recevoir ces échos convergents et positifs.   
Quant à la superbe pochette de l’album, elle est l’œuvre du Collectif AKATRE. 
L’idée est de figurer ces passe-murailles qu’ils sont, en repensant à Marcel Aymé avec le symbole fort de l’or (sur leurs visages) ; C’est l’or des couvertures de survie et la lumière qui est une pépite… et la nuit, du titre, c’est l’intime de chacun d’entre nous.



Les vidéos ? Olivier (l’autre moitié du duo) en est réalisateur. Simon y est aussi associé : ils aiment chercher des visuels eux –mêmes, tout comme ils réfléchissent aux lumières sur scène : agiter les couleurs, créer des sensations pour leur public. Ils font tout eux-mêmes, c’est une force en mouvement.



Pour les paroles (en anglais) : pas d’interdit, l’anglais permet des échanges avec d’autres pays, d’autres personnes. Le père de Simon  étant américain, ce n’est de plus pas une langue « étrangère » pour lui. Mais « fais ce que tu as envie de faire ! » me dit-il (et il a raison).
Une Victoire de la Musique à l’horizon ? Bien sûr, Aaron a été reconnu et primé de nombreuses fois, et par là-même honoré, mais le plus important demeure la « victoire » de l’expression artistique personnelle. La récompense est un bonus, mais sans plus. Simon admire bien davantage celui qui réalise un premier film, publie un premier livre : avoir quelque chose à dire prime sur tout le reste.
La tournée qui vient ? En pleine préparation ! Ils seront 4 sur scène au départ mais cela peut évoluer… Et l’excitation est réelle pour ce qu’ils nous montreront : un dispositif illustrant à la lettre le titre de l ‘album : We cut the night, à savoir un système qui « coupera » pour nous la nuit … à suivre et nous irons les voir en live ! Aaron nous offrira avec sincérité nous pas un « show » mais toujours un vrai concert.
Les mots qui reviennent pour qualifier l’album sont « classe », « élégance », « romantique », « électro » et Simon apprécie, il rajoute « sexué ». Tout comme une pulsion de vie, de la musique de chair, pour créer une connexion avec ce qui nous entoure. Pour résumer : des chansons  « pour l’âme comme pour les pieds » que l’on peut écouter à bas volume comme très fort.
Ses instruments de choix ?
Le piano et la voix, plus qu’un vecteur de mots, un véritable instrument elle aussi. Sans oublier un synthétiseur Prophet, dont le nom est déjà une promesse…
Ses coups de cœur ?
Le livre de photographies de Gregory Crewdsom, « Twilight » (du magnifique clair-obscur). Allez voir ici.
La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino, film majeur sur la beauté du monde.



L’album de Sufjan Stevens, Carrie and Lowell, des pépites où la noirceur du monde est capturée en beauté.

Un entretien qui fait chaud au cœur, encore un musicien intelligent et passionné dont on aura fierté à soutenir le travail d’orfèvre.

Merci Simon, merci à Elsa de Wagram Music et à bientôt sur scène !

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Jérôme « Onassis » V. 

Cubenx, EP Banquet, B.O. pour réplicants

BANQUET.

Le lourd vaisseau se posa sur la planète déserte et désolée. Sous un ciel noir et sans étoiles filantes, les portes s’en ouvrirent lentement. Au bout de quelques minutes, une petite troupe en sortit à pied, file indienne de silhouettes  avançant avec prudence, engoncées dans un scaphandre de protection.
C’était une équipe de Réplicants, car on n’envoyait plus d’humains sur les planètes exos, depuis la catastrophe de Prézisa 111. Les i-syndicats avaient gagné sur ce coup là. Les Rep’s : plus chers, mais plus précis et pas de frais de justice en cas d’attaque par des exos, des bots ou des bactéries inconnues.
A l’arrière de la petite patrouille, Rep 89bd fermait la marche, suivant Rep 66-alpha et lui dit en off line-private-1 to 1 : « Tu crois qu’on a une âme au sens évoqué par Socrate ? » et il lui fut répondu : « Je ne sais pas, j’ai bien observé les humains, on n’est pas fait comme eux, c’est clair : je viens de finir leur Platon en e-book et te ferai un check-summary ».

BLAZING.

Le ciel s’illumina soudain et une boule de feu traversa l’horizon proche. Le bruit parvint à leurs capteurs auditifs, juste après, et cela sonnait comme des réacteurs en décélération. Rep 22j z (le chef de patrouille) déclara en mode reply all-tous copiés : « Vaisseau non ID. à moins de 7 K. Procédure de contact agressif-domination enclenché. Direction Nord- Nord-ouest, au pas de course. Lazz en mode armés, SVP. »

DEAUVILLE.

Sur la plage d’un lac de lave refroidie, le combat avait commencé, farouche et violent contre la troupe des exos, un peu surpris d’être déjà sous les feu des Réplicants. Rep 89bd dit à Rep 66-alpha en off line-private-1 to 1 : « Quand on est hors service, tu crois qu’on rêve encore ? » et il lui fut répondu : « Qu’entends-tu par rêver, moi je n’ai pas eu cette option activée dans ma  process soft release ? »  

REALITY CHECK

La patrouille de Réplicants rentrait au petit trot vers le vaisseau. Phase de domination-combat terminée avec objectif achevé sur la partie exo. Rep 66-alpha et Rep 22j z endommagés à plus de 67.5 % donc désactivés, démontés et enfouis sur zone. Pertes 20%, niveau acceptable.
Rep 89bd, promue chef de patrouille se demandait à qui elle pourrait désormais envoyer des messages en off line-private-1 to 1... car elle avait encore deux ou trois questions à résoudre.

Jérôme « K. » V.


CUBENX, Banquet
EP 4 titres, sorti le 18 /09/2015, chez Infiné.
DATES


27.09.2015 - Rêverie Moderne (France) w/ Gordon
14.10.2015 - MaMA (Paris) DJ Set



mardi 22 septembre 2015

Songazine 2.0 J moins 3 !

Vendredi 25 septembre, Songazine.fr se transforme à 100%

Nouveau look
Nouveau design
Nouvelles rubriques
Nouvelles ambitions

Ne changeront pas : l'équipe, la passion, les goûts, l'ouverture, la soif de découverte et le respect des grands artistes.
 A suivre !





vendredi 18 septembre 2015

We Are Match : album Shores (is good for your ears)

Le rock critic a des manies, des rites, voire des TOC’s. Au nombre de celles-ci :
1.     Toujours faire des allusions ou des références pour parler d’un groupe. Caser, classer, ranger, catégoriser (sinon on devient fou et c’est vite le bazar, non ?)
2.     Préférer un voire deux morceaux dans un disque, les réécouter en boucle.
3.     Chercher quelque bon jeu de mot, une tournure de phrase parfois fumeuse, une envolée qui parfois n’a rien, mais rien à voir avec le disque dont il est question, laissant le lecteur devant une lancinante question sans réponse : «  mais p*** de p***, ce truc, c’est bien OUI ou NON ?? »
Ne dérogeant pas à ces règles préétablies, je vais vous parler de We Are Match et de l ‘album Shores, paru sur l’excellent label A+LSO.
1.     We Are Match me fait furieusement penser à ALT J et Django Django. Harmonies vocales, timbre un peu flûté, mutin, coquin. Chansons agréables et travaillées. C’est un compliment, parce qu’ils ont un style à eux, différent des artistes précités et ici adorés. Dans quelle étagère les poser ? Pas facile ! allez : électro pop, mélodique, originale et poétique. Je lis de plus qu’ils sont inspirés pat JL Borges ? On les met devant les autres, rien que pour cela. Extraballe, bonus.
2.     Le numéro 4/10, éponyme aka Shores, avec une montée mélodique et des accords superbes, que je compare à une puissante marée sur des rivages loin, très loin : merci pour l’évasion.  Et le numéro 7/10 Speaking Machines, plein de séquenceurs et encore de ces voix emmêlées (ma favorite !). NB : amigos chantez encore et encore en anglais, la langue de Miossec vous réussit un peu moins (mais c’est un avis très subjectif).
3.     La  très stylée couverture de l’album représente une –digitale- et formidable vague, en anglais « an awesome wave ». Vous avez saisi ? Et la réponse pour toi cher lecteur à la question lancinante est « OUI ».

Conclusion, nous apprécions la musique subtile et agréable de We Are match, 5 garçons dans la vague, dont le logo incluant 5 petits chats noirs ne peut que nous agréer. Je leur souhaite pleine réussite et terminerai par une citation dangereuse de notre maître à penser commun, JL Borges : « “La gloire est une incompréhension, peut-être la pire...”


Jérôme « Aleph » V.



mercredi 16 septembre 2015

Madisen Ward & The Mama Bear : Une agréable rencontre au Grand Rex

Le rendez-vous fut donné au quatrième sous-sol, dans les loges du Grand Rex. Le duo Madisen Ward & The Mama Bear a répondu aux questions du chroniqueur de Songazine, impatient de les rencontrer, juste avant leur concert avec Sufjan Stevens.
Madisen et Ruth Ward, assis posément dans leurs fauteuils en feutre rouge, nous racontent l’histoire de ce duo improbable, mère/fils : « Ma mère jouait déjà de la guitare, depuis ses 22 ans. Elle interprétait des chansons de ses artistes préférés ou composait des morceaux originaux.  Quant à moi, j’ai commencé la musique, il y a 19 ans. Nous jouions chacun de notre côté dans des bars, des clubs. On était vraiment des artistes individuels sans musiciens qui nous accompagnaient. Notre formation est due à un accident », rit-il et reprend : « Le duo a été créé en 2009. A l’époque, on commençait à se rapprocher de plus en plus, en termes d’idées et de musique. Notre entourage et le public aimaient ce qu’on réalisait à deux et nous influencés à le faire. A partir de là, on s’est dit : Ok, pourquoi pas ».


Les influences sont nombreuses et différentes chez les Ward. Elles dépendent de la génération. Madisen, sirotant son thé, énumère : « Elliot Smith m’a véritablement influencé. Il m’a permis de me lancer dans la musique. Ses albums ont été comme une porte qu’on ouvre et qui donne sur un nouveau monde. Nick Drake, Tom Waits,  Jack White m’ont aussi été d’une aide musicale ».
Ruth, quant à elle, ce sont les seventies : « J’aime les artistes comme Neil Young, Joni Mitchell, Crosby, Still, Nash. Ces personnes, ces songwriters comme on les appelle, je les adore. Aujourd’hui, Tracy Chapman est quelqu’un que j’apprécie en termes de musique. ».
En ce qui concerne leurs albums favoris, pour le benjamin de la famille Ward : Five Leaves Left de Nick Drake. Le jeu de guitare est fantastique. J’ai un très bon souvenir. Mon père le mettait souvent quand il venait me chercher après l’école. Maintenant, je l’écoute dans ma voiture, avec comme cadre une belle journée ensoleillée. Mule Variation de Tom Waits  est un véritable classique pour moi. Toutes les chansons sont sublimes ». Pour Ruth : « Miles of Ailes de Joni Mitchell avec la chanson Real Good For Free. C’est une chanson grandiose. J’ai toujours cette vision de cette personne qu’elle chante. Un guitariste joue au coin de la rue. Il joue pour être libre. Elle, est riche et passe en limousine devant lui. Elle le regarde jouer et se sent frustrée, jalouse de ne pas être libre comme lui. Elle m’a réellement influencée cette chanson quand j’avais 17 ans. J’adore les paroles. Je l’aime juste et non tout l’album ».




Mama Bear est un surnom donné à Ruth. Elle revient sur l’origine : « Il vient de mon fils. Il me l’a dit la première fois en 2012. Ça relate les années de bohême de ma jeunesse, même si pour moi je n’ai pas changé de voie depuis ». Madisen coupe : « Mama Bear sonne bien chez toi », elle sourit : « Dans mon esprit je me sens ours, une maman ours ».


Katy Guillen & The Girls
Skeleton Crew a été chroniqué chez Songazine (à retrouver ici). Voici son histoire, expliqué par le jeune guitariste de 26 ans : « L’album est une succession de démos composées en octobre, puis enregistré en novembre 2014 ». Il poursuit sur leur producteur Jim Abbis en exprimant un éloge : « Il est venu nous voir d’Angleterre, de Cambridge. Ce mec est génial. Il ne venait pas pour chambouler toutes nos mélodies, mais pour répondre à des problèmes. Il nous accompagna au piano et au synthétiseur. Un très beau moment passé ensemble », Ruth complète : «  C’est un album très éclectique ». Madisen affirme : « En effet, dans Skeleton Crew, nous n’utilisons pas une ligne directive. On essaye d’exprimer dans chaque chanson, un sentiment particulier. On ne joue pas du country, du blues, nous interprétons juste de la musique ».
Dead Daffodils est un morceau qui a attiré l’attention du chroniqueur, Madisen explique sa vision parmi les nombreuses qui peuvent avoir sur la chanson : « Elle est un peu triste. Ce n’est pas une histoire vraie ou personnelle. J’aime écrire des fictions dans mes chansons. L’histoire d’un gamin à Halloween qui a pour habitude de passer chez un vieux monsieur seul. Sauf que cette année, personne ne l’a vu. Il demande à ces voisins. Tous lui répondent qu’il est gravement malade. Il observe sur le palier de la porte des jonquilles mortes.  Il comprendra plus tard, qu’elles symbolisaient la mort de ce monsieur ». Mama Bear surenchérit : « Ce qui est bien avec elle, mais aussi les autres, c’est qu’on doit utiliser notre imagination pour les interpréter. Chacun à sa propre vision des paroles.  Tout le monde peut-être ce Mr. Foreman avec une possibilité de vie diverse ».
Silent Movies, le morceau phare de l’album : le guitariste s’exprime sur sa signification : Je n’ai aucune idée. En fait, la chanson dit qu’à certain moment de notre vie, nous n’avons pas besoin d’utiliser des mots pour exprimer nos émotions. Parfois, la bonne manière est de juste d’écouter la musique, de profiter de la musique. Se taire et juste jouir de la vie ». Ruth conclut : « C’est une chanson de bonheur ».


Mère et fils : des gens bien, des gens vrais

Kansas City est la ville d’origine de notre duo. Cependant, ils l’ont enregistré à Nashville (Tennessee). Ils commentent ce choix : « Jim Abbis  a choisi cette ville, car elle lui rappelait Londres. Une ville très centrée sur la musique. Nashville possède une ambiance favorable à la production, de grands musiciens y sont nés, y ont vécu, où y sont morts. Elle est imprégnée de leurs pattes artistiques. L’enregistrement s’est réalisé sans problème, et on ne regrette pas ce choix ».
C’est rare de voir, un groupe venu du Kansas. Le chroniqueur leur a demandé quelle est la vie musicale dans leur ville natale : « Kansas City est une ville aux musiques variées. Il n’existe pas de son propre à la ville. Cependant tu peux trouver du rock, du blues et surtout du jazz. Elle possède un passé très jazzy. Nous possédons de grands groupes de rock locaux. Je t’écris le nom d’un groupe avec qui nous avons joué ensemble autrefois, Katy Guillen & The Girls. Ecoute, le rock est sympa ».



Ainsi s’achève cette interview. Nous continuons à discuter en off, tout en prenant une série de photos. Le chroniqueur s’en est allé avec très bon souvenir. Madisen et Ruth Ward sont des personnes exceptionnelles, pleines de simplicité, de générosité, vivant pour la musique.
Chez Songazine, on aime ce type de personnes.


Thomas Monot




mardi 15 septembre 2015

JIMM : un français qui en a...

Du talent, pardi !
J’ai pris son album IN[CAN]DECENCE dans le pare-brise en conduisant ce matin, avec le bouton de volume de l’autoradio qui montait progressivement, jusqu’à MAX. Je suis arrivé au bureau fendillé des esgourdes mais remonté comme une pendule suisse qui passe à l’heure d’été.
Un homme fort qui envoie du lourd à tous les étages.
Premier point : des textes en français, bien écrits, revendicateurs et lucides.
Il a bougrement raison, ces paroles sont des coups de poing qui font mouche.
Aucune illusion, aucune concession, « jamais de trêve » comme il le dit lui-même, il s’attaque aux enfants gâtés qui ont tout mais ne profitent de rien, à notre « occident oxydant », au système, à ceux qui sont banalement des copier-coller « sur le même modèle » …
Remarque : écrire des lyrics dans la langue de Molière ou Bernie Bonvoisin est difficile, car il est aisé de tomber dans le niaiseux (chanson française gnan-gnan autobiographique), le revendicatif communautaire plein de fautes d’orthographe (rap de banlieue yoyoyo) ou le growl inarticulé indéchiffrable (Metal extrême et énervé). Jimm, quant à lui crache son énergie à sa façon et c’est crédible, pertinent, ciblé, touchant.

Côté musique : du très bon heavy rock, Metal carré, cet homme manie sa six-cordes comme un scalpel ou une mitrailleuse 12.7, c’est selon les morceaux. Un virtuose impactant. Rythmique rouleau-compresseur qui décoiffe : rien à dire ou plutôt yeeaah !
On sent de façon certaine que Jimm n’est pas tombé de la dernière pluie (acide), n’est pas en silicone et maîtrise son art musical. Et sur scène, on imagine le meilleur…
Jimm en 2015 ? FICH[TRE]MENT ROCK[HOM] ANDé !


Jé[rôme] “V”.